Les communiqués
Résultats de l’Observatoire Hopscotch-Viavoice « Salariés et médias sociaux ».
Les salariés français parlent de leur entreprise sur les médias sociaux : 67% de façon positive, 21 % de façon critique.
Paris, le 6 janvier 2011 - L’agence de relations publiques et de communication digitale Hopscotch vient d’annoncer les premiers résultats de son Observatoire « Salariés et Médias sociaux », réalisé avec le soutien de l’Institut Viavoice.
L’étude a pour vocation d’attirer l’attention des entreprises et des salariés sur les usages et la gouvernance des médias sociaux. Elle a été menée par interviews du 13 au 17 décembre sur un échantillon de 1000 personnes, représentatif de la population salariée résidant en France métropolitaine.
« Le modèle de l’entreprise étanche a vécu », précise Jérôme Lascombe, Président d’Hopscotch. « On savait déjà que les Français avaient massivement adopté les réseaux sociaux. On vérifie aujourd’hui qu’ils sont nombreux à parler de leur entreprise, en majorité de façon positive, mais souvent aussi de façon critique. C’est un enjeu pour l’e-réputation des employeurs, mais aussi pour celle des internautes eux-mêmes, qui ne sont pas toujours conscients de l’impact que leur usage des médias sociaux peut avoir sur leur réputation personnelle.»
15% des salariés parlent de leur entreprise sur les réseaux sociaux…
C’est à la fois peu et beaucoup. Ces 15% des salariés qui parlent de leur entreprise sur les réseaux sociaux représentent tout de même près de 2,5 millions de personnes, rien que dans le secteur privé. Pour mémoire, 72,3% des Français de 18 ans et plus sont connectés à l’Internet, dont 78% se déclarent membre d’au moins un réseau social et 43% de Facebook (1).
Les hommes sont plus bavards que les femmes au sujet de leur entreprise (18,9% contre 11,9%). Les jeunes salariés s’expriment davantage que leurs aînés (26,4% pour les 18-24 ans contre 5,8% pour les 50-64 ans), et les cadres plus que les ouvriers (21,1% contre 8,4%). Devoir de réserve oblige, l’étude révèle que les salariés du public sont plus discrets que ceux du privé (13,3% contre 16,6%).
…67% de façon positive, 21 % de façon critique
Plus des deux tiers des salariés parlent positivement de leur entreprise sur les médias sociaux. C’est une caisse de résonnance formidable pour l’e-réputation des entreprises.
Information moins rassurante : un salarié sur cinq critique son entreprise sur les médias sociaux. Les salariés les plus critiques sont les 25-34 ans (32,9%), les moins critiques sont les plus jeunes (9,3%).
Pourtant, qu’ils soient cadres, employés ou ouvriers, du secteur public ou du secteur privé, les salariés sont à 86% conscients des enjeux et des risques de sanction.
Effet Wikileaks, ils sont aussi convaincus à 64% que les critiques des entreprises par leurs salariés seront de plus en plus répandues sur les réseaux sociaux.
Les entreprises sont donc face à un enjeu nouveau et majeur : la volatilité accrue de leur e-réputation du fait de l’expression de leurs salariés. Les plus jeunes sont aussi les plus convaincus que le phénomène va s’amplifier (78,4% des 18-24 ans).
Seulement 12% des salariés ont été sensibilisés par leur entreprise
Si les entreprises ont commencé à prendre conscience des enjeux, elles n’en ont pas encore tiré toutes les conséquences. En effet seulement 12% des salariés ont été sensibilisés par une charte ou un guide des usages des médias sociaux. Le secteur public est d’ailleurs en avance sur le privé : 18,7% des salariés du public déclarent être encadrés par des règles dans ce domaine, contre seulement 8,6% dans le privé.
Encore moins nombreuses sont les entreprises qui encouragent la prise de parole de leurs collaborateurs sur les médias sociaux, ayant des difficultés à renoncer à un contrôle total bien qu’illusoire de ces communications.
Prévenir et construire, plutôt que sévir
En matière de gestion de la réputation des entreprises, le recours à des sanctions juridiques contre des salariés supposés fautifs (propos erronés, excessifs, haineux, menaçants, injurieux, diffamatoires), même s’il est parfois justifié, ne peut se substituer à une politique de prévention. D’autant que le contexte juridique des médias sociaux est en pleine construction, donc instable. Et qu’une action juridique, même concluante, ne répare généralement pas les dégâts faits à la réputation de l’entreprise.
La plupart des salariés sont en effet des utilisateurs des médias sociaux encore peu avertis, maladroits ou distraits, plutôt que des acteurs volontaires et conscients du dénigrement de leur entreprise. La priorité est donc de les informer, de les sensibiliser aux risques pour l’entreprise et pour leur e-réputation personnelle, qui les suivra pendant des années sur les médias sociaux.
Préparer et communiquer en interne une charte ou un guide d’usage des médias sociaux leur donne des repères sur leurs droits et leurs devoirs dans leurs usages des médias sociaux. Ce document peut être plus ou moins normatif ou seulement incitatif, sous forme de recommandations. Les entreprises doivent aussi s’assurer que tous leurs collaborateurs connectés sont bien conscients de l’existence de cette charte et des enjeux. Et comme plus des deux tiers des collaborateurs parlent positivement de leur entreprise sur les médias sociaux, certains d’entre eux peuvent même devenir des ambassadeurs, points de contact de l’entreprise et ressources pour l’accompagnement de leurs collègues sur les médias sociaux.
(1) Source Ifop septembre 2010
Contacts presse
Damien Boecasse
dboecasse@hopscotch.fr
01 58 65 00 59
Pour les médias audiovisuels
Frédéric Pomès
fpomes@hopscotch.fr
01 58 65 00 33


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